SEULGI LEE | Dal Dari, La Lune et les Jambes | Musée Guimet

Hors les murs 17 avril 2026 - 1 février 2027

Adresse : Guimet - musée national des arts asiatiques 6, place d’Iéna 75116 Paris

À l’invitation du musée Guimet, l’artiste sud-coréenne Seulgi Lee a conçu une installation temporaire spécifique pour le bâtiment de la place d’Iéna. Intitulée « Dal Dari, La Lune et les Jambes », sa proposition comporte deux interventions, respectivement situées à l’extérieur et à l’intérieur de l’édifice : une sculpture monumentale sur la façade, élaborée avec la coopération de l’architecte Jean-Benoît Vétillard, et une fresque murale dans la rotonde du 4e étage du musée, réalisée avec concours de peintres Dancheong venus de Corée.

Peintures, sculptures ou installations, les œuvres de Seulgi Lee se manifestent comme des agencements de formes simples : surfaces ou volumes géométriques élémentaires, couleurs traitées en aplats. Cette sobriété s’accompagne d’une grande vivacité et variété de la gamme chromatique où l’association ou la juxtaposition de couleurs éloignées voire opposées sur le spectre constituent un contrepoint éclatant.

Dans le projet conçu par Seulgi Lee pour le musée Guimet, la façade est habillée de deux formes semi-circulaires, installées de part et d’autre de l’entrée du musée, perpendiculairement à chaque aile de l’édifice. La structure de ces demi-lunes est constituée d’un treillis de tasseaux de bois assemblés à angle droit. Le motif est une réminiscence de la grille moderniste et des claustras de bois (ou moonsal) utilisés comme séparateurs d’espaces dans l’architecture traditionnelle coréenne. Seul un côté des tasseaux de la structure est mis en peinture et en couleurs avec pour conséquence une perception non figée qui se modifie et se fluidifie au gré des déplacements du visiteur.

Le titre « Dal Dari, La Lune et les Jambes », a été inspiré à l’artiste par une croyance coréenne populaire selon laquelle franchir un pont sous la première pleine lune de l’année fortifie les jambes.

 

Dans la rotonde du 4e étage

À l’intérieur du musée, dans la rotonde du 4e étage, une fresque murale conçue par Seulgi Lee est appliquée par une équipe de peintres Dancheong relevant du service du patrimoine immatériel de la ville de Séoul. Reconnue comme trésor national en Corée et inscrite au registre du patrimoine immatériel de l’Unesco, la peinture Dancheong est un système de polychromie architecturale appliqué aux surfaces en bois, attesté dès la période des Trois Royaumes et emblématique de l’époque Joseon.
Un réseau de séquences répétées associant des motifs figurés stylisés de végétaux ou d’animaux à des formes géométriques se déploie uniformément et sans discontinuité. La gamme chromatique qui compte douze couleurs constitue un système symbolique au sein duquel architecture et cosmogonie sont étroitement liées. Les couleurs cardinales obangsaek (bleu, rouge, jaune, noir et blanc) correspondent aux cinq éléments obanghaeng (bois, feu, terre, métal, eau), chacun étant associé à une direction, une saison ou une vertu spécifique.

Communiqué de presse (PDF)

commissaire : Cécile Dazord

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