Clarisse Hahn, Boyzone - Mexico D.F, Gangster, 2011, impression couleur sur papier photo, 65 x 71,6 cm

Clarisse Hahn, Boyzone - Mexico D.F, Jesus, 2011, impression couleur sur papier photo, 43 x 61 cm

Clarisse Hahn, Boyzone - Thaïlande, 2011, impression couleur sur papier photo, 38 x 61,5 cm

Clarisse Hahn, Boyzone - Thaïlande, 2011, impression couleur sur papier photo, 71,5 x 67 cm

Boyzone Mexico D.F. / Boyzone Thailand

CLARISSE HAHN

2011

série d’impressions couleur sur papier photo

dimensions variables

3 éditions + 1 épreuve d’artiste

 

« Lors d’un séjour de plusieurs mois au Mexique, j’ai acheté tous les jours les journaux locaux publiés dans la ville de Mexico. J’ai également collecté des journaux locaux Thaïlandais. Ces journaux dressent quotidiennement un inventaire des peurs urbaines les plus aigües: meurtres, enlèvements, cartels de drogue. Je me suis intéressée à la manière dont sont représentés les êtres frêles qui concentrent ces peurs: les gangsters de 13 ans, aussi coupables que victimes d’un système de ségrégation, d’injustice et de misère. Les photos des petits gangsters sont réalisées par la police, puis vendues aux journaux, ou bien prises par des journalistes présents au moment de l’arrestation. Les prisonniers regardent fixement l’objectif. Leur visage est parfois tuméfié, leur corps est souvent dénudé, exposé au voyeurisme d’un public fasciné par leur beauté et leur violence. Ces images révèlent comment une société toute entière se plaît à contempler sa propre violence. Les images d’origine sont de petit format, environ 5×7 cm, ou même moins. Ces images sont scannées en haute définition et tirées sur papier photo dans un format relativement grand, environ 60×80 cm. A la retouche, je répare les pliures du papier, comme je panserait des blessures. J’adoucit les couleurs criardes des encres du journal: aucune vulgarité ne doit apparaître dans ces photographies auxquelles je veux donner le double statut de reliques et d’icônes. Je veux fixer, avec dignité et respect, le visage de ces être qui ont été livrés au regard de tous par par la presse, puis aussitôt oubliés, avalés par le système judiciaire, disparus dans le trou noir des prisons.  » (Clarisse Hahn)

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