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FRANK PERRIN >>english version
Frank Perrin
Frank Perrin, critique d’art, photographe, directeur artistique et fondateur de Crash Magazine réalise sa première exposition personnelle à la galerie Jousse Enterprise.
Intitulée «Défilés», l’exposition va présenter deux séries de photographies panoramiques : les Défilés et les Joggers.
Joggers
Los Angeles, année 00. Demain la ville, sans piéton, sans flâneur ni dérives possibles. La rue a été vidée et le passant exproprié par les coulées silencieuses d’automobiles. Dans ce contexte de désertification récente, il ne reste plus que quelques joggers et autres variantes à roulette pour occuper un territoire toujours plus vacant… Depuis 5 ans, Frank Perrin réalise des photos de joggers. New York, Paris, Los Angeles, Tokyo, Cabourg, ou Madrid… Les joggers sont isolés dans le vide de leur paysage, qu’il s’agisse de grandes métropoles ou bien dans les paysages naturels.
Défilés
Après le flâneur de Baudelaire, la déambulation surréaliste, le passant de Benjamin et la dérive situationniste, les joggers et les mannequins, sont les "isolated heroes" des temps modernes. L’exposition unit secrètement le jogger et le top model qui ensemble font des foulées et des lignes. Faisant des droites et des dérives, au coeur de l’exposition et de l’exhibition, ces passants qui s’exposent forment une figure inédite de la modernité. Ce sont les " casual passer-by " du vingt et unième siècle. Des individus qui se modélisent en courant pour soi ou en défilant pour la mode, nous plongent ensemble au cœur de la question des modèles.
Models
Progressivement, Frank Perrin a étendu aux mannequins son enquête sur les héros solitaires, autre figure exemplaire de la démarche. Réalisant une multitude de clichés dans les défilés de mode, il porte un regard décadré et global sur cet événement, concentré de relations sociales élaborées, médiatisé aujourd’hui dans le monde entier et toujours représenté de la même façon : face à face avec le mannequin afin de voir le plus possible le vêtement. Frank Perrin, lui, s’intéresse plus à la mise en scène de cette nouvelle forme de spectacle contemporain. Mettant à jour la grand-messe qu’est devenue le défilé de mode, l’artiste souligne l’isolement du mannequin sur le catwalk, dans l’architecture éphémère du grand théâtre de la mode.
Streets
Après “Joggers” (Postcapitalism 9), “Défilés” (postcapitalism 7), la nouvelles série de photographies “Street” (postcapitalism 2) poursuit l’investigation du flâneur dans le paysage avancé du postcapitalisme. Après le jogger solitaire, le top model avec le défilé, c’est maintenant la rue et ses icônes du shopping qui sont questionnés dans ce nouveau travail. |



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