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SUPERFLEX solo exhibition

SUPERFLEX solo exhibition

6, rue Saint Claude 75003 Paris

19.10.2013 - 17.11.2013

Vernissage

19.10.2013

From 16:00 to 21:00

SUPERFLEX solo exhibition

Le collectif danois SUPERFLEX est formé depuis 1993 par Bjørnstjerne Reuter Christiansen (1969),Jakob Fenger (1968) et Rasmus Nielsen (1969). Il travaille sur une série de projets relevant leur intérêt avoué pour l’engagement politique et social à échelle locale. SUPERFLEX intervient là où le porte ses intérêts, c’est-à-dire là où est constatée la nécessité d’implanter une solution ”contre-économique” en expérimentant des moyens de production alternatifs. SUPERFLEX entend l’art comme un outil ‘TOOL’ au service des hommes, un moyen d’intervenir et d’agir intelligemment dans le réel. Sa production se centre ainsi sur des instruments qui incitent à l’action. A chaque utilisateur d’en tirer les conséquences. Le groupe est amené à travailler avec des collaborateurs d’horizons très divers, des ONG et des scientifiques aussi bien que des ingénieurs ou des programmateurs en informatique. Le travail de SUPERFLEX a fait l’objet de plusieurs expositions solo ou de groupe à travers l’Europe et l’Amérique du Sud et  du Nord, l’Asie ( Van Abbemuseum-Eindhoven, Louisiana Museum-Denmark, Atheneum Museum-Helsinki, Modern Institute-Glasgow etc, Gangju Biennal, Korea, Kunsthalle Basel, Biennale de Venise etc…). Depuis Septembre 2013 jusqu’à février 2014, la Fondation JUMEX, Méxique, présente une rétrospective de leur travail et en décembre 2013 la Kunsthal Charlottenborg, Copenhagen, leur consacrera également une exposition personnelle. Leurs oeuvres sont entre autres présentes dans les collections du MOMA, du Van Abbemuseum, du Louisiana Museum etc et dans de nombreuses collections privées.

THE WORKING LIFE – film  9,50

The Working Life est un film de 9.50 minute, abordant la vie professionnelle d’une perspective thérapeutique. La crise économique actuelle a laissé le marché du travail dans la tourmente. Il n’y a aucune garantie de trouver du travail même en étant bardé de diplômes; la durée du temps de travail augmente, les salaires sont réduits ou stagnants et la disponibilité est demandée à tout moment. Avec les craintes croissantes de perdre son travail, l’incertitude des perspectives pour l’avenir se propage dans la société. Avoir ou ne pas avoir un emploi est le facteur déterminant principal, et pas seulement quand il s’agit de survie, mais aussi quand il s’agit de s’accrocher à sa propre identité en tant que membre de la société. Comment peut-on se comporter en bon citoyen, lorsque qu’il semble exister conjointement des exigences d’apparence contradictoires propres à la crise économique, telle qu’une volonté de travailler d’un côté, et un besoin structurel de chômage pour garder les salaires bas, de l’autre côté ?
Ceci et d’autres paradoxes créent le tourbillon d’une crise encore plus profonde, car personnelle, et un état de confusion chez l’individu. Un hypnotiseur nous guide à travers le labyrinthe de la vie active à la recherche de soulagement, voire un moyen de sortir – s’il en existe.

TRANSFER OF WORK

C’est un travail qui n’a d’autre but que de représenter le travail. Il modélise le processus de travail et la production de valeur. Les factures sont des portraits de Superflex qui dans le processus de transfert sont devenus une machine intensifiant des valeurs qui dépeignent un nouveau monde de l’art et ses mécanismes . En période de crise l’or est la source qui rassure – un bloc d’arrêt momentané de la spéculation financière. Il s’agit d’un transfert du travail et de la production d’une nouvelle œuvre d’art.

Les textes décrivent la production des oeuvres de Superflex, leurs conflits avec le droit de la propriété intellectuelle à travers les factures payées aux avocats qui défendent leur travail: par exemple un différend avec La Chemise Lacoste SA, une facture d’une Signmaker produisant des bannières pour la conférence de presse annonçant l’ambition de la Palestine de devenir un participant au concours de la chanson Eurovision, un projet d’une conception d’architecte pour le projet Powertoilet / UNESCO installé dans un parc à Gwangju / Corée du Sud , un projet donné à un producteur français travaillant sur l’oeuvre “ Prouvé made in Africa “ visant à produire 20 exemplaires de chaise Prouvé “ Cafétéria “ au Congo- Brazzaville, ou la facture d’un hypnotiseur invité à jouer dans le film “ The working life”.
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L’installation utilise factures qui sont formellement inutiles, représentant des non-valeurs mais, qui, grâce à un transfert au sens propre comme figuré, grâce à l’ajout d’une nouvelle main-d’oeuvre, acquiert une toute autre valeur. Une nouvelle oeuvre d’art est produite grâce au redémarrage de la production artistique…
L’installation elle-même est une machine d’escalade des valeurs”.