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Louidgi Beltrame & Irene Kopelman "Trois pièges, une caméra"

Louidgi Beltrame & Irene Kopelman "Trois pièges, une caméra"

6, rue Saint CLaude - 75003 Paris

11.01.2014 - 22.02.2014

Vernissage

11.01.2014

From 16:00 to 21:00

Louidgi Beltrame & Irene Kopelman "Trois pièges, une caméra"

Commissaire : Elfi Turpin

Louidgi Beltrame & Irene Kopelman (artiste invitée)

Texte de Santiago Garcia Navarro

 

Louidgi Beltrame et Irene Kopelman sont ici préoccupés par des sites dits naturels dont ils font l’expérience, tant de la réalité de leurs représentations que de la représentation de leur réalité, au moyen d’outils et de protocoles d’enregistrement spécifiques. Une caméra pour l’un, des pièges pour l’autre. Voilà des outils donc, qui produisent un film – The Walking Tree – et un ensemble de dessins - Leaf Litter Trap, deux œuvres, donc, autant dire deux espaces conceptuels, entre lesquels vient se glisser un texte de Santiago Garcia Navarro.
 
Louidgi Beltrame filme en 16 mm un grand banyan situé dans le jardin botanique de Calcutta. Cet arbre, qui a la particularité de s’étendre en rhizome sur plusieurs centaines de mètres, est approché comme une forêt de clones, un espace métaphysique où des histoires refont surface : l’histoire de l’invention et du développement parallèle de la photographie et de la télégraphie dans le contexte de l’Inde colonisée, le rêve de Linné selon Foucault, des réminiscences du cinéma de Ritwik Ghatak et de Satyajit Ray où le réel et la fiction se sont rencontrés.
 
Leaf Litter Trap est un ensemble de 31 dessins qu’Irene Kopelman a produit lors d’un séjour de recherche au sein de 2 stations de la Smithsonian Tropical Research Institution (STRI) - laboratoire scientifique basé au Panama, au sein duquel travaillent notamment des biologistes qui étudient la forêt tropicale et les zones humides. Irene Kopelman ayant d’abord décidé de suivre les scientifiques et de s’intéresser à leurs méthodes de travail sur le terrain, a découvert en marchant dans la forêt de mystérieux objets – de petites constructions tubulaires en PVC. Ces objets s’avèrent être utilisés  pour collecter les végétaux tombant des arbres - sorte de pièges à feuilles que l’artiste emprunte alors pour approcher, enregistrer et représenter le site selon un protocole expérimental.