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Anne Charlotte Finel / Galerie Édouard Manet

Anne Charlotte Finel / Galerie Édouard Manet

Galerie Édouard Manet, Gennevillie…

12.01.2017 - 25.03.2017

Anne Charlotte Finel / Galerie Édouard Manet

Commissaire : Lionel Balouin

Photo : Margot Montigny

Musique : Luc Kheradmand

Courtesy Galerie Édouard Manet

Tabakalera International Centre for Contemporary Culture 

 

 

L’école municipale des beaux-arts / galerie Edouard Manet accueille en résidence et pour une première exposition personnelle en centre d’art, Anne Charlotte Finel, Lauréate du prix du Conseil départemental des Hauts-de-Seine dans le cadre de la 61ème édition du Salon de Montrouge. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury en 2010, Anne-Charlotte Finel développe un travail de vidéaste. Ses vidéos sont identifiables par l’altération des couleurs qui tendent vers un puissant effet de clair-obscur et par l’omniprésence du grain de l’image qui supplante le motif. Plus que des images de paysages, elles s’imposent dans leur matérialité. Leur texture n’est pas sans évoquer celle des premiers films, la technique du dessin ou de la gravure. Associés au genre du paysage, texture et motif induisent une certaine mélancolie romantique. Les vidéos d’Anne-Charlotte Finel filmées à l’aube ou au crépuscule, à ces moments charnières et indéterminés de suspension temporelle entre jour et nuit et vice versa, forcent le regard à une acuité redoublée pour ne pas être trompé sur leur nature. Elle propose ainsi dans un geste ambivalent un état poétique de suspension contemplatif face à des visions et des images résurgentes auxquelles elle tente, par leur traitement, de restituer leur aura originelle pour en conjurer leur banalisation. L’exposition réunit une dizaine de vidéos récentes et est pensée sous la forme d’une flânerie. Chaque vidéo est accompagnée d’une piste sonore composée par Luc Kheradmand. Ensemble, elles définissent un paysage musical et créent ainsi un continuum spatio-temporel dans lequel les projections apparaissent comme autant de stations d’une déambulation contemplative.

 

 

 

Lionel Balouin