François Arnal
Bombardements
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DE LA DESECRITURE AU CONSTAT DE MYSTERE. La présence d’une absence. Arnal est le peintre du refus. Sa conscience est celle du refus. Refus des apparences pour elles-mêmes, de l'inertie en tant que tel, de la monstrueuse et facile passivité des choses. Refus et distance, sans renoncement. Comment assurer cette qualité de la présence de l'être vis-à-vis du monde? Pour Arnal, il n'y a pas de problème éthique: la solution apparaît spontanément au cours de l'acte de peindre. "Arnal" rend l'objet tel qu'il le sent et cette description est un constat qui marque tout autant l'identification que la différence. Les proportions du rapport créent "l'analogie". Le peintre aurait pu indéfiniment en varier le dosage. Mais la désécriture n'était qu'une étape. Il lui fallait aller, toujours en hâte, plus avant vers l'essentiel. Les vaporisations d’objets (bombardements) sont l’empreinte de leur image, saisie dans l’impact de leurs contours. La présence d’une absence. Tel est le mystère de l’objet, que la projection agrandie exalte encore. Le recours aux procédés
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