Clarisse Hahn

le travail de Clarisse Hahn est principalement axé autour d’une recherche documentaire, qui se développe à travers des films, des photographies et des installations vidéo. L’artiste entretient une relation de grande proximité avec les personnes qu’elle filme, et elle les accompagne pendant une longue période. Dans son troisième film, Karima, 98 minutes, 2002, on suivait pendant toute une année une jeune femme d’origine algérienne, Karima, qui nous conduisait dans sa famille, parmi ses amis et dans les séances sadomasochistes où elle dominait. Hôpital, 37 minutes, 1999, est une incursion dans le monde à la fois chaotique et bien réglé d’un service de gériatrie. Ovidie, 116 minutes, 2000, relatait la vie intime et quotidienne d’une jeune femme, actrice X. Pour les protestants, 85 minutes, 2005, le tournage s’est étalé sur trois ans. Hahn y poursuit sa recherche sur les communautés, les codes comportementaux et le rôle social du corps. Dans chacune de ses oeuvres, le corps est mis en question, interrogé comme lieu de médiation et frontière : contraint de diverses manières, mis en valeur, manipulé, caché, modifié par une gestuelle professionnelle ou raidi par des attitudes dictées par un rôle social.
Clarisse Hahn